Pour cette première édition, le festival d'anthropologie Des Mondes Ordinaires se consacre au thème "littérature et anthropologie". Les meilleurs spécialistes mondiaux vont intervenir parmi lesquels : Vincent Crapanzano, anthropologue de renommée mondiale. Alban Bensa et François Pouillon qui terminent un projet de livre collectif sur la question, intitulé "En quête de réel". Eric Chauvier dont les comptes-rendus d'enquête sont souvent lus comme des fictions. Dominique Rabaté directeur du Centre de recherches sur les modernités littéraires à l'université de bordeaux 3. Avec d'autres spécialistes : africanistes, anthropologues de la danse ou du cinéma, journalistes, experts en culture gascone, ces chercheurs vont participer à une table-ronde, animer des ateliers, diriger des séminaires professionnels. Ils assureront la partie scientifique du festival et lui donneront, dès sa première année, une dimension internationale.
Vincent Crapanzano, anthropologue de renommée mondiale est professeur d'anthropologie et de littérature comparée au
Graduate Faculty of the City University of New York.
Il vit à New-York avec son épouse, l’écrivaine Jane Kramer.
Vincent Crapanzano est l'auteur de nombreux livres dont "The Fifth World of Forster Bennett: Portrait of a Navajo", « Du commerce avec les diables » avec Toby Nathan, « Les Hamadsha ».
Alban Bensa est directeur d'étude à L'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Il termine actuellement un projet de livre collectif avec François Pouillon (également directeur d'étude à L'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociale) sur la thématique "littérature et anthropologie", intitulé "En quête de réel" .
Dernier ouvrage paru : "La fin de l’exotisme", Toulouse Anacharcis, 2007. Et aussi : « Ethnographie et architecture », « Une histoire à soi. Figurations du passé et localités », « Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê, Nouvelle-Calédonie ».
Eric Chauvier est chargé de cours à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2.
Auteur de "Fiction familiale. Approche anthropolinguistique de l’ordinaire d’une famille" Presses Universitaires de Bordeaux, "Profession anthropologue", Bordeaux, William Blake and C°, "Anthropologie" éditions Allia et "Si l’enfant ne réagit pas", éditions Allia.
Marc Mentré est journaliste depuis plus de 30 ans.
Responsable de la filière journalisme de l'école des métiers de l'information (EMI), Paris, il est l'auteur d'un blog sur l'actualité des médias. Mediatrend est destiné à recenser les ressources disponibles, à reprendre les études et à analyser les expériences intéressantes concernant les nouveaux médias, les nouvelles pratiques journalistiques et les nouveaux usages.l'actualité et l'évolution des médias : www.themediatrend.info.
Marc Mentré est membre du collectif de journalistes "Ca presse"
Docteur en anthropologie de l'Université d'Aix-Marseille I, Maud Nicolas-Daniel est l'auteur d'une thèse sur le rôle de la danse de fête dans la société tunisienne. Elle a collaboré avec différents musées de société et mène actuellement une réflexion anthropologique sur le développement des danses dites "du monde" en France, dont les danses orientales.
Michel Berdot est engagé dans l'action culturelle occitane depuis les années 70. Il a réalisé de nombreuses enquêtes et collectages avec les témoins de la tradition dansée dans les Landes de Gascogne. L'étude de ces témoignages, associée à l'approfondissement du langage corporel, sont les bases de travail de diffusion de ce patrimoine par le biais de stages, l'élaboration d'outils (CD et livrets), l'animation de rencontres et la formation de formateurs ou de musiciens.
Bernard Traimond est professeur d'anthropologie à l'université de Bordeaux II.
Il est l'auteur de "L'anthropologie à l'époque de l'enregistreur de paroles" (William Blake and co), "Une cause nationale : l'orthographe française" (PUF), "La mise à jour. Introduction à l'ethnopragmatisme (PUB).
Vanessa Doutreleau, diplômée en Histoire et en Anthropologie, est responsable scientifique de l'écomusée de Marquèze depuis 2004. Dans le cadre du renouvellement de l'Ecomusée, initié en 2008 avec l'ouverture du "Pavillon de Marquèze", sa mission est de mettre en oeuvre les expositions permanentes et temporaires et d'initier des enquêtes ethnologiques sur le territoire.
Vanessa a précédemment travaillé au MuCem (ex-Musée national des Arts et Traditions populaires).
Sylvie Licard réalise depuis 1995 des films documentaires sur l’histoire sociale des Landes et de ses savoir-faire, s’efforçant de rendre justice à la tradition orale dans les landes en créant un fond d’archives audiovisuelles valorisées sous forme de films documentaires. Son objectif est de sauvegarder notre patrimoine invisible, celui qui se situe dans la mémoire des derniers témoins directs du vieux monde. Sylvie Licard a produit à ce jour douze longs métrages dont "Femmes de Chalosse", "Leu part dou Meste ou la révolte des métayers", "Femmes de Chalosse et du Bas Adour", "Rapha le gemmeur", "Lou Pip Dou Peyre", "Coursayres de toute leur âme", ou "Papi s’en va-t-aux champs". Sept sont en cours de tournage.
Sylvie Licard intervient à l’Université de Bordeaux III et à l’Université du Québec à Montréal.
Dominique Rabaté est professeur de littérature française moderne et contemporaine à l’Université de Bordeaux 3, où il dirige le Centre de recherches sur les modernités littéraires. Il a enseigné aux Etats-Unis et en Norvège avant d'être élu à l'Université. Dominique Rabaté s'intéresse aux croisements du roman et d'autres formes génériques, aux questions de voix dans la littérature moderne. Il est l’auteur de "Marie NDiaye" - édition CulturesFrance - 2007, "L'art et la question de la valeur" - PU de Bordeaux - 2007, "Le Chaudron fêlé" - éditions José Corti - 2006.
Le groupe Bakh Yaye est né en 2004 de la réunion de plusieurs artistes du Sénégal. Les membres de Bakh Yaye, au fil de leurs chemins artistiques respectifs, se sont rejoints à Toulouse pour réunir et partager leurs talents au sein d’un groupe. C’est donc un témoignage de la grande richesse de la culture sénégalaise que propose Bakh Yaye, à travers la musique, la danse, les chants et les rituels. Le groupe Bakh Yaye de Toulouse a un cousin : le groupe Bakh Yaye Sénégal, créé par Baye Cheikh en 1997. « Bakh Yaye » en Wolof signifie « la bonne mère » ; le choix de ce nom symbolise la place que la femme et la mère occupent dans le coeur de tous les sénégalais. Selon un proverbe Wolof « une bonne mère fait de bons enfants » et Bakh Yaye résume les valeurs essentielles dans lesquelles chaque membre du groupe a grandi : l’honnêteté, la fidélité, le courage et le respect.
www.cricao.org
Sabina Ignoti, danseuse et pédagogue est diplômée en danse africaine à la FEIDA de Bordeaux et en « Art du
mouvement expérimental » basé sur le BMC®, la danse contact et l’improvisation. Elle a été nourrie par le
travail de théâtre de Giovanni Fusetti, d’improvisation de Julien Hamilton, de voix de Michelle La Forest et
de la danse sensible de Claude Calldi. Actuellement elle suit la « voix du sentir » du chaman Louis Ansa (Les
sept plumes de l’aigle).
Depuis une vingtaine d’années elle dédie sa recherche au lien entre le corps et l’esprit, ce qui l’a amené à
intégrer chaque expérience, la transformer pour donner vie à une danse universelle.
Anthropologue, spécialiste du monde arabe, François Pouillon est Directeur d’études à l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) depuis 1997. Il a effectué de nombreuses enquêtes sur les sociétés pastorales des déserts arabes et se consacre depuis une quinzaine d’années à l’étude de l’élaboration des représentations sociales appliquées au monde de l’Islam méditerranéen (littérature de voyage, peinture, ethnographie) et à la circulation des modèles culturels entre Orient et Occident.
François Pouillon a également dirigé le Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen (de 1994 à 2003) et enseigné comme Professeur invité aux universités de Princeton (1997-98), New York (2000), Duke (2004).
François Pouillon a écrit de nombreux ouvrages. Parmi les plus récents : "Dictionnaire des orientalistes de langue française", Paris, Karthala, 2008 et "Abd el-Kader le magnanime" Gallimard. A paraître : "En quête de réel" avec Alban Bensa également directeur d’études à l’EHESS et invité du festival.
Anthropologue, Colette Milhé a soutenu une thèse sur la faiblesse de l’occitanisme politique.
A partir d’enquêtes circonstanciées, menées en Béarn auprès de militants occitanistes, elle a étudié les pratiques culturelles et politiques ainsi que les nuances dans les discours, notamment entre localisme et pan-occitanisme.
Elle poursuit actuellement une enquête en Bolivie.